Je rouille à retardement. Et mes yeux sont grands ouver, le blanc roule dans l'orbite et se perd, comme absorbé de l'intérieur. Bois moi. Goutte à goutte, les larmes une par une, précision dans les détails. Bois moi, avale moi, tout ira. Chaque mouvement plante sous ma peau mille épingles invisibles, les veines palpitent et attendent l'explosion qui tarde à venir. Et le fer sur, sous, dans. Le fer entre les chairs. Découpe, incise, tranche et oublie. Efface les gouttes de ton esprit, la mémoire comme chiffonée, jettée à la corbeille comme une boule de papier. Le fer contre ma peau qui fait tourner la tête, mais je ne lacherai pas. Ta main ? Rend moi service. Cogne moi, déchiquete et mes entrailles, détruit. Inhale et rejette, mais ne me regarde pas. Surtout pas contre toi. Souris, il fait froid. Personne ne voit, les poussières dansent et valsent à tout va et les gosiers s'étranglent avec leurs propres langues. Pupilles explosées comme à chaque bouffée, mais ne t'étouffe pas. Garde moi, corps à coeur en solitaire. Les ombres qui tiennent trop souvent compagnie. Je veux la nuit sous les lampadaires défoncés, les réverbères qui ne tiennent plus sur pied, je veux tes vetement sur mes epaules, éclate de sourire et tend moi un peu de vie. Couler. Laisser tomber les cendres. Ecrabouiller les siennes. Quand on ne vit plus que par les sons et les étreintes. Quand on ne vit plus que par l'impossible. L'irrécupérable et le défénitivement perdu. Mais souris de toutes tes dents puisques tout le monde te tend les mains. Pour les retirer aussitot. Mais il parait que c'est un détail. Que personne ne sait dompter les chagrins. Alors on ferme nos bouches pour mieux faire semblant d'écouter, en attendant que ce soit à notre tour de parler. Foutus sourires forcés, étirés, entrainés, faites la geule et au moins tout sera vrai. Le coeur marbré de griffure en relief noires. De la crasses sous les ongles. Touche du bout du doigt et suis les contours. Déborde et brûle. La peau flétrie et noire de suie. Quand la douleur n'a plus ni son image, plus de couleur ou de larmes à faire jaillir. Tant toutes on été déjà épuisées. Je m'accroche à tes lèvres. Aux contours de tes yeux. Quand tout se fige ou s'infiltre entre les doigts. Des grains de sable qu'on ne retient pas. Qu'on préfére laisser s'nefui. Suivre tout ce qu'on a déjà laisser filer. Trop tard. Mais il est facile de fermer les paupieres quand les sourires se déforment. Ta saveur comme une promesse. De celles qu'on ne se voit pas briser un jour. Mais. Parce qu'il y a toujours un mais qui se balade entre les lignes. En attente d'une fissure. D'un creux à explorer. Une plaie ou s'infiltrer. Et c'est un cratére qui s'étend dans la poitrine. La ou les émotions se sont toutes envolées. Il y avait les éclats de rire qui chassaient presque les nuages. La pluie qui n'osait pas tomber. Mes vetement sont trempés. Il est tellement plus simple de pleurer sous la pluie. Comme s'il pouvaient chasser les ombres à coup de baiser sur le front, écarter les monstres le soir dans le lit. Le chagrin qui prend a la gorge. Comme si tout ça pouvait changer. Tout le monde ne sait pas mentir. Ne me regarde pas dans les yeux. Les sillons noirs le long de la peau. Je me noie. Je ne suis pas tellement quelqu'un. Une chose qui se perd volontiers. Tu ne sais pas comme j'ai peur. Desoler...
Ca y 'est j'ai le vertige. Ecrire ta voix qui se propulse sur mon coeur, écrire les courants d'air pleins les poches. Quand j'essaie de t'aggriper au vol mais que tu files entre mes doigts. Mon armure ne suffira pas. J'ai dans la gorge et sous les paupières, quelque chose qui grandit, le cri ou les sanglots, rien n'explose et le pire et là. Le silence m'enrobe, les heures indélébiles. Je re-lis tes mots passés, tes mots d'amitié et d'attachement comme s' ils ne sortaient pas de toi. J'ai envie de crier mensonges, j'ai envie de crier aveugle, et de te dire de regarder autre chose un jour que ton coeur fané, mais on ne change pas la vie, ni les gens. On ne change pas le temps, les mois qui passent, les jours qui s'engouffrent par la fenêtre et nous rapellent à quel point rien n'est plus comme avant. C'est une course au plus beau, mais moi je partirai loin, avant de l'avoir gagnée. Je me blottis dans les restes de rien, maigre consolation. µIl y a le café que j'avale, même si le gout me fait vomir, juste pour garder un peu plus les yeux ouverts. Il y a cette chose qui me grignotte la vie un peu plus fort tous les jours, ce n'est pas lui ni le manque, ce n'est pas la perte, l'Hiver ou les amitiés et amours qui s'échappent, pas la nourriture ou le froid qui glace les os, c'est peut être seulement les jours qui filent et filent encore plus vite. Vivement que je parte loin, loin d'ici, loin de La Rochelle et des visages trop présent et trop communs, vivement le changement et les nouveaux sourires, les nouveaux eclats de rires qui m'empêcheront de tomber, j'espere, parce que le trop présent m'étouffe, le trop connu et le trop vue me fera basculer...
Au revoir...